29
nov 12

Antoine Choplin – Sortie de son recueil poétique – Les Cargos glissent à l’horizon des rues

Les cargos glissent à l'horizon des rues - Antoine Choplin - Edition Ceromane Le 9 Octobre 2012, l’écrivain en vogue Antoine Choplin a publié son dernier recueil poétique intitulé Les Cargos glissent à l’horizon des rues. Pour les connaisseurs, Antoine Choplin est également l’auteur de Radeau et Cour Nord et son dernier roman La nuit tombée vient également de sortir. C’est également l’occasion pour moi de fanfaronner un peu car quelques une de mes photos illustrent ce très bel ouvrage que les amateurs de poésie apprécieront.

Le contexte

Ce livre a été écrit par Antoine Choplin à l’issue de sa résidence d’auteur réalisée à Saint Nazaire en 4 séjours sur 2011/2012. Chaque séjour a été l’occasion pour lui de découvrir Saint Nazaire et sa région en compagnie d’un photographe. J’ai eu la chance de faire partie de cette belle aventure. J’ai choisi d’emmener Antoine dans des lieux atypiques autour de Saint Nazaire car il avait déjà eu l’occasion de visiter les lieux les plus touristiques du coin (ville port, St Mars sur mer, la Brière …). Je me suis donc laisser tenter par 2 endroits que je voulais personnellement découvrir depuis plusieurs années sans jamais avoir eu le courage ou osé y aller.

Récit d’un dimanche photo avec Antoine Choplin

Retrouvez toutes les photos ci dessous sur ma page facebook Olivier Martins Photography

Janvier 2012 – Il fait froid et le plafond nuageux est bas.

On a souvent l’habitude d’emmener les personnes que l’on connait visiter les beaux quartiers et les lieux les plus touristiques de notre région. Il nous plait de montrer le bon côté des choses en évitant soigneusement les endroits malfamés mais qui nous entourent tout autant. C’est sur cette réflexion que j’ai choisi les lieux où emmenait Antoine Choplin, un homme que je ne connaissais pas mais qui venait dans notre région pour la découvrir.

J’ai donc souhaité lui faire profiter d’une visite que je qualifierais d’anti touristique, à l’instar de ces précédents visites, afin qu’il reparte en ayant une vision complète de notre région. Ces lieux, je ne les connaissais pas encore et nous les avons découvert ensemble.

Forges de Trignac – Zone désaffectée

Nous sommes donc aller, à nos risques et périls, déambuler dans les anciennes forges de Trignac. L’arrivée dans ce lieu nous prends directement aux tripes. Tout ce béton armé en décomposition, la ferraille à l’air libre nous rappelle brutalement la sensation du temps qui passe … trop vite.

Beton armé en décomposition

Et pourtant, après quelques pas et l’acceptation de cette désolation, on imagine très nettement les travailleurs fantômes qui s’activent autour de nous.

Le tunnel

Malgré cette journée d’hiver grise et froide, on ressentirait presque la chaleur qui émane du métal en fusion des hauts fourneaux.

Haut Fourneau pris par en dessous ou pyramides Incas prise du ciel ?

Nous avançons, nous prenons garde. Difficile de dire si l’apparente fragilité des structures est réelle. Un siècle d’existence et toujours debout alors quelques minutes de plus … mais jusqu’à quand.

Forges de trignac – La nature reprends toujours ses droits

Mon œil est attiré par les briquettes tantôt grise, tantôt rouge, par des structures pyramidales, des tunnels. Les graffitis, comme la végétation, recouvrent petit à petit l’ensemble. Ils indiquent des époques et apportent crainte et gaieté colorée à la fois dans cet univers triste et sombre.

Scène de crime ?

Nos pas s’arrêtent, nous sommes devant une scène d’un film policier. Tout est en place, un bassin d’eau glacée, verdâtre mais assez claire pour distinguer tout un tas de détritus. Un vieux matelas flotte au milieu du bassin. Les ronces et les graffitis nous entourent, notre cerveau gamberge et notre imagination joue son rôle. Nous entendons des bruits au loin, des voitures, des voix, notre petit tour a consommé doucement mais surement notre hardiesse. Il est temps de partir. Sur le retour, nous comprenons la situation. Les forges servent aujourd’hui de terrain de jeu pour les jeunes qui pratiquent de l’airsoft (sorte de paint ball) dans un cadre idéal mais très dangereux. Après quelques échanges courtois, nous les laissons jouer avec leur vie comme ils l’entendent.

Antoine Choplin devant les Chantiers de Saint Nazaire

Antoine Choplin devant les Chantiers de Saint Nazaire

Pont de Saint Nazaire

En route vers notre 2ème lieu de l’après midi, le pont de Saint de Nazaire mais vu d’en haut et à pied. De nombreuses fois, j’ai eu l’occasion de prendre en photo la courbe caractéristique de notre pont mais jamais je n’avais eu l’occasion ou le courage de monter en haut. Le froid ne nous a pas aidé et les nuages bas ne laissaient pas présager des photos extraordinaires mais nous sommes quand même allé affronter cette côte artificielle. La démarche reste droite sur ce passage de 50 cm et le regard peine à regarder le vide, pas compliqué pour Antoine de la montage, plus compliqué pour moi. Les voitures passent vite et la résonnance des moteurs sur le béton n’aide pas à la concentration. Au bout d’un moment, au niveau du premier pilier rouge et blanc, une enclave me permet un peu de repos et de reprendre en main mon appareil photo. Difficile parfois de ce concentrer dans l’œilleton de l’appareil lorsque l’on a plusieurs mètres de vide à quelques centimètres. Cependant, cela en vaut la peine, la vue est magnifique et c’est la première fois malgré des centaines de passage en voiture que je peux m’autoriser à contempler le paysage. Etrangement, le vent est faible et le flux de voiture se calme, le soleil sera bientôt couché derrière le paquebot en cours de construction. Redescendons !

Chantiers de Saint Nazaire vue du Pont

Chantiers de Saint Nazaire vue du Pont

Le chemin du retour est pour moi l’occasion de mettre en parallèle les deux édifices de la journée. Symboles d’époque différentes mais lié par ce facteur commun, le béton. Ce pont semble solide mais comment serait-il dans quelques dizaines années sans maintenance. Est-ce que les piles de bétons seraient en friche comme la structure de la fonderie ? Et dans 200 ans, que resterait-il de tout cela si l’homme n’était plus là ?


03
déc 08

Octopus – Dans le port de St Nazaire

Cale sèche à la fin du chantiers de réparation.

Coucher de soleil la veille du transfert vers la forme Joubert.

Octopus

Quelques minutes avant le transfert.

Octopus

En forme Joubert.

Octopus Flag


26
juin 08

Octopus Disparition (3/3)

Au cours des dernières semaines, j’ai pu voir l’avancement du montage de l’échafaudage géant qui doit protéger l’Octopus pour les travaux de carénage. Je suppose que la perfection du rendu de la coque d’un Yacht nécessite de mettre en place une telle structure pour avoir de bonnes conditions pour l’application de la peinture. En tout cas, ce jeu de lego a été vraiment impressionnant à voir.


25
juin 08

Octopus HDR (2/3)

Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

Suite des aventures de l’Octopus à Saint Nazaire, voici une photo de l’Octopus prise en mai 2008. Je vous disais que le périmètre de la forme était complètement bouclé. Des bâches ont été installé tout autour de la forme Continue reading →


24
juin 08

Octopus Yacht à Saint Nazaire en forme joubert (1/3)

Octopus pris dans un filet, 1/200s à f/14, ISO 400 18mm

Depuis le 12 Mai 2008, avec ces 127 mètres de long, le 2ème plus gros Yacht du monde, l’Octopus est entré dans le port de St Nazaire pour un arrêt technique de 6 mois. Son propriétaire, l’américain multi milliardaire Continue reading →